LE 8 MAI 2006 - 15:21 ET
OTTAWA, ONTARIO--(CCNMatthews - 8 mai 2006) -
Savoir marier vins et fromages
La journée a été longue, et le souper n'est pas tout à fait prêt. Un
verre de vin et quelques petites bouchées vous feraient du bien avant de
passer à table. Grâce à deux scientifiques d'Agriculture et
Agroalimentaire Canada, à Summerland, en Colombie-Britannique, un tel
goûter pourrait se révéler un véritable plaisir pour le palais. Les deux
chercheurs se sont donc interrogés sur les combinaisons de vins et
fromages en tentant de trouver les meilleures associations.
Des vins de la Colombie-Britannique et des fromages du regroupement des
Producteurs laitiers du Canada ont été évalués par 27 juges, notamment
des négociants en vins, des viticulteurs et des restaurateurs. Au moyen
d'un barème de notation, ils ont évalué la finesse des vins et fromages.
La "combinaison parfaite" a été réalisée lorsque ni le vin ni le fromage
ne dominait et que les deux produits consommés ensemble produisaient un
goût plus agréable que s'ils l'avaient été séparément.
L'étude a révélé que les vins blancs, notamment un Riesling, un
Sauvignon blanc et un Pinot gris, ont présenté le plus grand nombre de
possibilités de combinaison, tandis que chez les vins rouges, c'était un
Pinot noir. Les vins sucrés ont été plus difficiles à combiner aux
fromages, tandis que les fromages au goût relevé, surtout le bleu
bénédictin, l'oka et le provolone, ont fait honneur à la plupart des
vins testés. Résultats scientifiques à l'appui, vous pourrez dorénavant
vous offrir une expérience gastronomique riche en saveurs grâce à un
choix éclairé de vins et fromages. Rien de tel qu'une petite douceur...
Achetez canadien, détendez-vous et savourez!
Tomatosphère
Qu'est-ce que 500 000 semences de tomates et un astronaute ont en
commun? Lors d'un voyage dans l'espace, les semences comme l'astronaute
ont été exposés à l'apesanteur et à des radiations plus élevées que
celles sur Terre. En plus d'avoir séjourné à la Station spatiale
internationale, ils font également partie d'un programme éducatif de
vulgarisation en sciences, en aérospatial, en agriculture et en génie
offert dans les écoles du pays et à l'étranger. Les élèves qui
participent au projet Tomatosphère ont l'occasion de faire pousser des
plants de tomates à partir de deux types de semences : un groupe de
semences témoin et un groupe de semences ayant passé 18 mois à la
Station spatiale internationale.
Plus de 7 000 classes partout au pays se sont inscrites au programme
jusqu'à maintenant. Les résultats recueillis par les élèves permettront
aux scientifiques de déterminer l'incidence que peuvent avoir des
périodes prolongées dans l'espace sur la germination et la croissance
des plantes.
Agriculture et Agroalimentaire Canada est un partenaire actif du projet
Tomatosphère, qui a été créé afin d'encourager les élèves du primaire et
du secondaire à faire carrière dans le domaine des sciences et de la
technologie et ainsi promouvoir les voyages spatiaux et la colonisation
de l'espace. Fondé sur des expériences pratiques, le projet s'insère
parfaitement dans les cours de sciences offerts aux élèves de troisième,
sixième, huitième, neuvième et dixième année dans la plupart des
provinces. Pour obtenir plus d'information sur les partenaires et les
résultats du programme, veuillez consulter le site Web à l'adresse
suivante : www.tomatosphere.org/french.htm
Eden : une pomme parfaite
La pomme parfaite aurait une chair aromatique, sucrée, juteuse, ferme et
croquante, mais surtout, elle ne brunirait pas une fois coupée. Un tel
fruit a vu le jour grâce à une équipe de scientifiques d'Agriculture et
Agroalimentaire Canada (AAC), au Québec. Ce qui fait la renommée de
cette nouvelle pomme, mise au point par AAC, c'est moins son goût
exceptionnel que sa résistance au brunissement. Elle ne brunit pas, en
raison, vraisemblablement, de son faible taux de composés phénoliques,
principales substances qui causent le brunissement des pommes.
Lors d'essais en laboratoire, la nouvelle pomme, nommée Eden, est
demeurée croustillante et n'a présenté aucun signe de brunissement après
deux ou trois jours à la température ambiante. Entreposée au froid, elle
conserve sa fraîcheur jusqu'à cinq mois. "Toutes ces qualités en font un
fruit idéal à consommer soit en salades ou en tranches séchées
préemballées, ou pour produire du jus", souligne M. Khanizadeh, chef de
l'équipe scientifique d'AAC responsable de ce projet. De plus, lorsque
le fruit est mûr, il ne tombe pas au sol, même en hiver, ce qui signifie
moins de pertes pour les producteurs. Le transfert des gènes
responsables du trait associé au non-brunissement a été effectué au
moyen de méthodes traditionnelles de sélection des cultures.
Fini les mini-carottes au teint brouillé
Les scientifiques d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Summerland,
en Colombie-Britannique, ont découvert une façon de préserver la couleur
orange des carottes miniatures. Le pelage par abrasion auquel on a
recours pour produire des carottes miniatures coupées et pelées entraîne
souvent la formation d'une pellicule blanchâtre à la surface du légume.
Les scientifiques ont découvert qu'en immergeant les carottes dans une
solution acide contenant du fructose, on peut en maintenir le goût sucré
et la couleur pendant une période pouvant atteindre trois semaines.
L'acidité de la solution empêche la pellicule blanchâtre de se former
sur les carottes en inhibant les enzymes qui en sont la cause. Quant au
fructose, il agit comme agent hygroscopique, en conservant l'humidité à
la surface de la carotte. La formule a été acceptée à des fins
commerciales pour les mini-carottes coupées et pelées.
Les terres agricoles vues de l'espace
Au moment où les agriculteurs d'un bout à l'autre du pays commencent à
travailler leurs terres en vue de la saison de croissance, des
satellites en orbite à des centaines de kilomètres de la Terre
enregistrent des images des travaux aratoires et des changements que
subissent les résidus de culture demeurés au sol. A Lethbridge, à Ottawa
et à Charlottetown, des scientifiques d'Agriculture et Agroalimentaire
Canada participent à un projet novateur afin de recenser les travaux
aratoires et d'établir le relevé de la couche de résidus au moyen de
satellites en orbite autour de la Terre. La recherche a pour objet de
recueillir des données de référence qui permettront de surveiller les
progrès réalisés en ce qui a trait à l'amélioration des pratiques de
gérance de l'environnement, à l'adoption de méthodes culturales de
conservation du sol et au recensement des terres sensibles à l'érosion.
Les travaux visent également la modélisation de la teneur en carbone du
sol en vue d'évaluer le piégeage ou la séquestration du carbone, qui
pourrait résulter de diverses pratiques de gestion des terres agricoles.
Résultats d'étude : révision de la densité des semis de maïs
Les producteurs devraient revoir la densité de leurs semis de
maïs-fourrage ensilé, car il est probable que nombre d'entre eux
utilisent des densités moins qu'optimales. Voilà ce que des chercheurs
d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) ont découvert dans le
cadre d'une étude menée dans le sud de l'Alberta. Bien que le
maïs-fourrage ensilé soit une culture relativement nouvelle dans cette
partie du pays, il commence à remplacer l'orge comme culture fourragère
de choix des exploitants de parc d'engraissement. La valeur énergétique
du maïs-fourrage ensilé est supérieure à celle de l'orge. De plus, il
contribue à la diversification des cultures de cette région irriguée et
permet de varier les rations alimentaires du bétail.
Comment les agriculteurs peuvent-ils s'assurer de tirer le meilleur
rendement possible de leurs semis de maïs-fourrage ensilé? Comme aucune
recherche n'a été effectuée sur les conditions de croissance dans le sud
de l'Alberta, des chercheurs d'AAC, en collaboration avec BenchMark
Seeds, de Lethbridge, en Alberta, se sont penchés sur la question.
Après une année d'étude, l'équipe a découvert que c'était les rangs
espacés de 15 pouces, à raison de 34 000 grains l'acre, qui donnaient le
meilleur rendement, soit 6,24 tonnes l'acre. Les rangs espacés de 30
pouces ont nécessité une densité de semis de 38 000 grains l'acre pour
atteindre une pleine croissance, et même avec cette densité accrue, leur
rendement s'est révélé moindre. Ces résultats préliminaires indiquent
que les normes de l'industrie, soit 28 000 grains l'acre, pourraient ne
pas être suffisantes et que les agriculteurs devraient envisager des
densités de semis plus élevées. Cependant, les producteurs pourraient
contrebalancer les coûts additionnels en semences s'ils avaient recours
à des rangs espacés de 15 pouces plutôt que de 30 pouces. Les travaux de
recherche ne font que commencer, mais les chercheurs ne s'attendent pas
à ce que les résultats préliminaires fluctuent énormément au cours des
deux prochaines années de l'étude.
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