QUEBEC, le 25 fév. /CNW Telbec/ - Le porte-parole de l'Action
démocratique du Québec (ADQ) en Education et Langue, M. Guy Laforest, déplore
le double langage du ministre de l'Education, M. Sylvain Simard, à propos de
l'adaptation des services éducatifs aux caractéristiques des étudiants. En
effet, à peine vingt-quatre heures après avoir rejeté du revers de la main les
propositions de l'ADQ concernant le décrochage scolaire des garçons, le
ministre de l'Education fait annoncer des mesures comparables à l'intention
des filles. "Mais où est la cohérence dans la pensée du ministre Simard?", se
demande M. Laforest.
Dans un communiqué émis le 22 février dernier, le ministère de
l'Education a annoncé son soutien à une journée de sensibilisation destinée à
amoindrir la sous-représentation féminine en sciences et génie à l'université.
Or, la veille, le ministre Simard disait "ne pas pouvoir être pour" des
mesures destinées à amoindrir la sous-représentation masculine dans les
programmes universitaires d'éducation préscolaire et primaire. De la même
manière, le ministre Simard a jugé "complètement à côté de la plaque" l'idée
d'un concours encourageant les garçons à persévérer à l'école alors que son
ministère mise sur le même genre d'instrument pour intéresser les filles aux
programmes où elles sont en minorité.
"J'applaudis à l'idée d'aider les filles à faire un choix de carrière
intéressant. Devant l'incohérence dont le ministre Simard fait preuve quand il
aborde les problèmes des garçons, je ne peux cependant que me questionner sur
sa capacité à recevoir le signal d'alarme lancé par ceux qui décrochent.
Pourquoi perpétuer ainsi le tabou qui les entoure? Au lieu de réagir sans
réfléchir aux propositions constructives de l'ADQ, le ministre Simard devrait
prendre le temps d'examiner ce qui se passe dans son propre ministère", a
conclu M. Laforest.
Présenté le 21 février dernier, le plan adéquiste de lutte au décrochage
scolaire des garçons prévoit notamment :
- la sensibilisation de tous les acteurs du milieu de l'éducation aux
besoins spécifiques des gars à l'école ;
- une plus grande représentation masculine dans les programmes
universitaires d'éducation préscolaire et primaire ;
- le lancement d'un concours national de dissertation et de mathématiques
à l'intention des élèves masculins du secondaire et du collégial ;
- l'introduction, à l'école primaire, de périodes minimales de récréation
à l'extérieur;
- l'attribution aux conseils d'établissement la responsabilité de
décider d'offrir, ou non des classes mixtes.
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CNW 13:02e 25-FEB-03