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 Perspectives économiques 2004-2005 du Mouvement des caisses Desjardins - Malgré la flambée du huard, les économies canadienne et québécoise rebondiront en 2004 et 2005
LEVIS, le 4 nov. /CNW Telbec/ - Les difficultés des économies canadienne
et québécoise sont en voie de s'estomper pour faire place à une croissance
nettement plus vigoureuse en 2004 et en 2005, selon les plus récentes
perspectives économiques du Mouvement des caisses Desjardins. Les ménages, qui
ont jusqu'à maintenant permis de garder l'économie à flot, seront épaulés par
les entreprises dont le rythme d'activité s'accroîtra à la faveur de la forte
progression de l'économie américaine.
	    "L'économie québécoise a connu un 'passage à vide' au premier semestre de
cette année, mais les conditions propices à la croissance sont désormais
réunies pour finir l'année 2003 sur une note positive et entamer 2004 avec
optimisme", a déclaré aujourd'hui le vice-président et économiste en chef de
Desjardins, M. Gilles Soucy.
	    Après avoir fléchi de moitié pour se situer à 2,0 %, seulement en 2003,
la croissance du PIB réel du Québec remontera à 2,8 % en 2004, puis à 3,6 % en
2005.
	    Les facteurs qui ont assombri l'horizon économique québécois au premier
semestre de 2003 sont pour la plupart disparus. "Le bond convaincant de
l'Indice précurseur Desjardins (IPD), ces derniers mois, un indicateur qui a
toujours su prévoir avec justesse, de 3 à 6 mois à l'avance, le cours de
l'économie du Québec, laisse présager une amélioration significative de
l'économie au dernier trimestre de 2003 et au début de 2004", a souligné
M. Soucy. Toutefois, ce dernier estime que les entreprises québécoises auront
à composer avec un dollar canadien qui oscillera dans une fourchette de
75 cents US à 78 cents US l'an prochain, ce qui les forcera à exercer un
contrôle serré sur leurs coûts de production et à investir davantage afin
d'améliorer leur productivité.
	
	    A la remorque de l'économie américaine
	
	    Le Québec, tout comme le Canada, pourra compter sur une économie
américaine qui a repris son rôle de locomotive de l'économie mondiale et qui
s'est installée confortablement à la tête des pays du G7 au chapitre de la
croissance, estime M. Soucy. Selon lui, l'augmentation du PIB réel passera de
2,7 % en 2003 à 4,0 % en 2004, puis à 3,6 % en 2005.
	    Le Québec pourra également compter, au cours des deux prochaines années,
sur l'économie canadienne dont la croissance s'établira à 3,0 % en 2004 et à
3,8 % en 2005, comparativement à un faible 2,0 %, cette année.
	    "Ainsi, le commerce extérieur, qui a été le talon d'Achille de l'économie
québécoise cette année, se redressera au cours des deux prochaines années. En
dépit de l'appréciation du dollar canadien depuis le début de 2003, les
exportations québécoises vont croître au cours de cette période, et ce, tant
vers les Etats-Unis que vers les autres provinces canadiennes", a déclaré
M. Soucy.
	
	    Les entreprises devront investir
	
	    A la faveur d'un dollar canadien plus fort, les dépenses en machinerie et
équipement seront favorisées. Après quelques années où les entreprises
québécoises ont resserré les cordons de leurs bourses, elles devront rattraper
le temps perdu en 2004 et en 2005 en acquérant des nouveaux outils de
production pour maintenir leur position concurrentielle. Les économistes de
Desjardins estiment à cet égard que le relèvement du dollar canadien a remis
la question de la productivité à l'ordre du jour et que les entreprises
devront puiser dans leurs goussets pour améliorer leur performance à ce
chapitre au cours des prochaines années.
	    "Bien qu'il soit difficile de chiffrer l'effet de la hausse de 15 % du
huard sur le PIB québécois, on peut estimer entre 0,5 % à 1,0 %, la perte de
croissance pour l'année 2004", a souligné M. Soucy. "Néanmoins, la reprise en
Amérique du Nord profitera aux entreprises manufacturières qui ont traversé
trois années difficiles depuis 2001. L'année 2004 sera celle où les livraisons
manufacturières reprendront du tonus et où l'effectif manufacturier verra
grossir ses rangs", a-t-il ajouté.
	
	    Les lignes de force de l'économie québécoise
	
	    Le secteur résidentiel a été un des piliers de la croissance au Québec
depuis deux ans. Les mises en chantier seront supérieures à 47 000 unités en
2003, le plus haut niveau observé depuis la fin des années 1980. La revente a
évolué à un rythme trépidant et le sommet de 71 000 maisons vendues établi
l'an dernier pourrait être égalé cette année.
	    "Compte tenu du fait qu'une partie de la demande commence à être
satisfaite, que le taux d'inoccupation des logements locatifs remonte peu à
peu et que le rythme actuel des mises en chantier est intenable, la cadence
des dépenses en habitation est appelée à ralentir un peu au cours des deux
prochaines années. Il ne s'agit nullement d'un effondrement, mais il faut
prévoir que le niveau des mises en chantier s'approchera davantage de 40 000
unités durant cette période que de 50 000 comme en 2003", a estimé M. Soucy.
"Conséquemment, l'apport du secteur de la construction résidentielle sera
moindre que celui observé lors des années précédentes."
	    Les taux hypothécaires monteront quelque peu au cours de 2004 et de 2005
de pair avec la montée des taux obligataires en Amérique du Nord, mais ils
demeureront "abordables" d'un point de vue historique. Quant aux taux de plus
court terme, ils resteront à leur niveau actuel au moins jusqu'à l'automne de
2003. Comme l'économie canadienne a ralenti à un niveau qui se situe bien en
deçà de son potentiel, depuis un an, le risque d'inflation s'est grandement
atténué. D'après la Banque du Canada, il n'y a donc plus urgence de hausser
les taux d'intérêt directeurs, surtout que l'appréciation du huard a eu pour
effet de resserrer les conditions monétaires. La banque centrale pourrait même
les baisser quelque peu si le dollar canadien devait continuer à s'apprécier
au point de compromettre la relance en cours de notre économie.
	    Pour le moment, la politique monétaire accommodante de la Banque du
Canada continue d'agir comme carburant pour les dépenses des ménages
québécois. Ces derniers, forts des gains exceptionnels d'emploi de 2002, ont
maintenu un rythme de dépenses élevé tant dans l'achat de biens et services
que sur le marché de l'habitation. Malgré un marché du travail plutôt anémique
en 2003, l'essentiel des gains de l'année précédente a été préservé. Les
économistes de Desjardins estiment que la création d'emploi sera au     
rendez-vous en 2004 et que 80 000 nouveaux emplois seront créés de décembre
2003 à décembre 2004, tandis que le taux de chômage demeurerait au-delà de
9 %.
	
	    Une présence gouvernementale plus discrète
	
	    Après deux années de devancement de travaux d'infrastructure, la cadence
des dépenses publiques à ce chapitre est appelée à ralentir. Manifestement,
l'apport du gouvernement québécois sera plus modeste que par les années
précédentes. Par ailleurs, les travaux colossaux sur les chantiers     
d'Hydro-Québec, l'agrandissement de l'usine Alouette, à Sept-Iles, et le
projet de la Gaspésia, à Chandler, contribueront significativement à la
croissance des investissements.
	
	    A propos de Desjardins
	
	    Groupe financier intégré de nature coopérative, le Mouvement des caisses
Desjardins est la plus grande institution financière au Québec et la sixième
en importance au Canada, avec plus de 5 millions de membres et clients et un
actif global de près de 90 milliards $ au 31 décembre 2002. Il regroupe un
réseau de caisses et de centres financiers aux entreprises au Québec et une
vingtaine de sociétés filiales dont plusieurs sont actives à l'échelle du
pays. Pionnier du décloisonnement des services financiers au Canada,
Desjardins met à la disposition de ses membres et clients, particuliers et
entreprises, une gamme complète de produits et services financiers. Son réseau
de distribution physique, le plus accessible au Québec, est complété par des
modes d'accès virtuels dont desjardins.com, le site financier le plus
fréquenté au Québec et le troisième au Canada. La force de Desjardins s'appuie
sur la compétence et l'engagement de plus de 39 000 employés et de 8 000
dirigeants bénévoles.
	
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	                                 Etats-Unis
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	                                           2002     2003     2004     2005
	    _________________________________________________________________________
	    Variation annuelle                                    Prévisions
	    _________________________________________________________________________
	    PIB réel                                2,4      2,7      4,0      3,6
	    _________________________________________________________________________
	    Taux d'inflation (%)                    1,6      2,3      1,2      1,7
	    _________________________________________________________________________
	    Taux de chômage (%)                     5,8      6,1      5,9      5,4
	    _________________________________________________________________________
	
	
	                                   Canada
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	                                           2002     2003     2004     2005
	    _________________________________________________________________________
	    Variation annuelle                                    Prévisions
	    _________________________________________________________________________
	    PIB réel                                3,3      2,0      3,0      3,8
	    _________________________________________________________________________
	    Taux d'inflation (%)                    2,2      2,8      2,1      2,0
	    _________________________________________________________________________
	    Création d'emploi (moyenne annuelle)    335      308      230      319
	    _________________________________________________________________________
	    Création d'emploi (fin de période)      560      139      315      339
	    _________________________________________________________________________
	    Taux de chômage (%)                     7,6      7,8      7,7      7,2
	    _________________________________________________________________________
	    Mises en chantier ('000)                206      215      200      190
	    _________________________________________________________________________
	
	
	                                   Québec
	    _________________________________________________________________________
	                                           2002     2003     2004     2005
	    _________________________________________________________________________
	    Variation annuelle                                    Prévisions
	    _________________________________________________________________________
	    PIB réel                                4,3      2,0      2,8      3,6
	    _________________________________________________________________________
	    Taux d'inflation (%)                    2,0      2,6      1,9      1,9
	    _________________________________________________________________________
	    R.P.D. réel                             4,2      2,4      3,0      3,4
	    _________________________________________________________________________
	    Création d'emploi (moyenne annuelle)    118       45       41       74
	    _________________________________________________________________________
	    Création d'emploi (fin de période)      166      (18)      80       70
	    _________________________________________________________________________
	    Taux de chômage(%)                      8,6      9,4      9,6      8,9
	    _________________________________________________________________________
	    Ventes au détail                        5,9      4,8      4,8      5,3
	    _________________________________________________________________________
	    Investissements des entreprises        (4,3)     5,6      5,7      8,0
	    _________________________________________________________________________
	    Mises en chantier ('000)                 42       47       40       39
	    _________________________________________________________________________
	    Revente de maisons('000)                 71       69       59       57
	    _________________________________________________________________________
	    >>


VOIR D'AUTRES RENSEIGNEMENTS SUR LA SOCIETE:
http://www.cnw.ca/cgi-bin/inquiry.cgi?OKEY=81856              

CNW 10:25e 04-NOV-03


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